Les deux font la paire

Hasina et Fana incarnent depuis quelques mois le renouveau du service RH chez Raffia Connection. Deux esprits connectés vers un même objectif.

Fana et Hasina ont repris les rênes des ressources humaines avec foi et détermination.

Hasina Andriatsilavo et Fana Rakotoarijaona pourraient être frères. Ils ont le même âge, ont peuplé le même lycée, suivi les mêmes études, côtoyé les mêmes boîtes... Et ils vouent tous les deux la même passion pour les ressources humaines. En poste depuis quelques mois à peine, respectivement en tant que DRH et RRH de l’entreprise, ils ont profité de la basse saison pour prendre leurs marques et mettre en place leurs méthodes de travail avant que la machine ne s’emballe à nouveau, à partir du mois de septembre.

« J’ai déjà rencontré beaucoup de personnes », assure Hasina, directeur des ressources humaines, décrivant cette phase d’audit comme une « prise de température » et le service RH comme le « poumon » de l’entreprise. Avec l’humain au cœur de chaque action.

« L’une de nos missions prioritaires est la sécurisation de la paie. C’est le premier chantier. On peut compter sur toute la rigueur et l’engagement de l’équipe RH à ce sujet », assure le jeune trentenaire, qui, au grès d’un parcours professionnel abouti, s’est déjà forgé une expérience plus que solide dans son domaine de prédilection.

Préférant le terme de « collaborateurs » à celui d’«employés » pour désigner ceux qui composent la masse salariale, le résident de Mahazoarivo traverse Tana d’est en ouest tous les jours pour relever le challenge qui s’offre à lui. « La direction estime que la boîte doit faire un pas en avant. Elle ne cesse de grandir mais pour le moment, l’organisation ne suit pas. C’est la raison pour laquelle on m’a proposé ce poste. Je suis là aussi pour faire évoluer la culture d’entreprise », tient-il à préciser à l’attention des locataires de sa nouvelle résidence secondaire, dont le nombre oscille entre 700 et 1800, selon qu’on se situe en basse ou en haute saison.


Fana, le responsable RH, se trouve dans la même position. Après avoir déjà audité la société il y a quelques années, il sait néanmoins un peu mieux où il met le pieds. Et ses premières impressions sont plutôt positives. « Ici, on attache de l’importance à la qualité de vie des salariés, avec la mise en place d’un système de primes et d’avantages divers pour les plus modestes. C’est une bonne chose car ça permet de les valoriser et de les fidéliser », observe celui qui s’attelle dans un premier temps à garantir la conformité pour le versement des salaires et l’administration du personnel.

“ Signaux positifs ”


Un son de cloche identique d’un bureau à l’autre. « L’environnement est plaisant. Je constate qu’au sein de l’entreprise, il n’y a pas de clans », observe Hasina de son côté, pointant comme particularité notable la forte représentativité féminine au sein des locaux (+70%). Une proportion propre au secteur de l’artisanat selon lui. « La direction générale nous fait confiance. Elle est à l’écoute et n’est pas rétive au changement. Bien au contraire. Tous ces signaux sont très positifs », se félicite le DRH, se définissant comme « quelqu’un d’accessible, qui ne fait aucune distinction entre les cadres et le reste du personnel ».

Hasina et Fana partagent la même vision de la profession. « La vocation d’un RH est de contribuer à la réussite des autres. C’est ça notre moteur », rappelle le premier nommé. « J’aime voir les gens grandir autour de moi. C’est ma première motivation dans ce métier », ajoute le second. Avec aussi la même vision sur le long terme. « Le projet global est de tirer toute l’équipe vers le haut. Le challenge me plaît », promet Fana. « Aujourd’hui, Raffia Connection joue dans la cour des grands. Donc il faut une organisation efficace pour accompagner cette croissance. Je me sens prêt pour tout ça », ajoute Hasina, impatient de « passer concrètement à l’action »

Féru de jeux vidéos et de voitures de course, le jeune papa a depuis quelques mois dû mettre ces deux passions entre parenthèses. « Je consacre l’essentiel de mon temps à ma petite fille. Elle a besoin de moi et elle me le montre tous les jours. Mais ce n’est que du bonheur », assure l’heureux DRH. Quant à son acolyte, après avoir sillonné Madagascar en long, en large et en travers dans sa jeunesse, suivant les pas d’un remuant papa, il continue d’assouvir sa soif de découverte au travers des écrans. « Étant d’un naturel curieux, l’arrivée de l’IA me permet d’accéder encore plus facilement à la connaissance », se réjouit cet esprit caméléon, avide de lumières.


“ Dans la cour

des grands ”