Eddy, plus fort que la machine

Depuis qu’il est responsable technique au sein de l’entreprise, Eddy Razafindratrimo fait trembler les machines.

« Ce n’est pas la machine qui doit nous dominer, mais nous qui devons dominer la machine », estime Eddy, le responsable technique.

Eddy a-t-il le don d’ubiquité ? C’est une question qu’on est en droit de se poser en observant le responsable technique se démultiplier d’un atelier à l’autre. Quand on lui demande s’il a pu identifier les raisons d’une panne ou d’un souci quelconque, le problème est d’ailleurs bien souvent déjà réglé. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire. « Je n’aime pas rester sur ma chaise à rien faire », résume l’homme d’action à l’attention de ceux qui en doutaient encore.

Du haut de ses 54 printemps, le touche-à-tout de la boîte s’est forgé une solide expérience. Avant de se lancer dans l’aventure du raphia, Eddy était déjà responsable technique et de production au sein d’une autre entité tananarivienne, spécialisée dans la confection de vêtements. Ayant pris le train en marche depuis 2018 chez Raffia Connection, il occupait strictement la même fonction lors de son embauche. Avant que la machine ne s’emballe... « Au début, j’étais aussi responsable de la production, mais vu le développement qu’a connu l’entreprise en peu de temps, je ne pouvais plus faire les deux. Quand je suis arrivé, nous étions à peine cinq cents employés. Aujourd’hui, on est près de deux mille », constate-t-il.

Doté d’un dynamisme rare, Eddy est en charge de la maintenance des machines industrielles. Ce qui regroupe pas mal de domaines comme l’électricité, la plomberie, la soudure, la menuiserie, la maçonnerie même, parfois. « Je jongle continuellement entre les différents sites de production. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas vraiment de bureau », dit-il. Comptant une petite douzaine de spécialistes, l’équipe technique doit intervenir le plus rapidement possible afin de ne pas entraver le bon fonctionnement de la boîte. Et ce ne sont pas les sollicitations qui manquent. « Des problèmes, il y en a tous les jours. Dès qu’on pousse le portail à vrai dire », assure l’homme à tout faire. 

Pour endiguer l’importante expansion qu’a vécue la société ces dernières années, « la technologie aussi a dû s’adapter », précise-t-il. « Avant, on travaillait essentiellement sur des machines chinoises et on devait intervenir sans arrêt. Aujourd’hui, ça n’a plus rien à voir. On utilise du matériel de très haute qualité, bien plus fiable. Ce qui est essentiel pour la productivité », se félicite le témoin direct de ce virage ascensionnel.


« L’ambiance

c’est primordial »


Autre facette importante de ce quinquagénaire monté sur ressort : le désir de transmission. Aux côtés de son assistant, Andy, éloigné d’une génération, Eddy prépare déjà la passation de pouvoir. « Je lui ai transmis mon savoir pour qu’il puisse se débrouiller seul quand je ne suis pas là, mais aussi quand je partirai à la retraite, dans quelques années. C’est un rôle qui me tient à coeur », confie-t-il. « Ce n’est pas la machine qui doit nous dominer, mais nous qui devons dominer la machine », aime à répéter le dompteur de technologie. Un credo qu’il met à exécution chaque jour que Dieu fait depuis bientôt une décennie chez Raffia Connection. 

Amoureux de son métier, Eddy souligne aussi l’aspect humain, indissociable de son épanouissement personnel. « La fonction en elle-même me plaît bien sûr, mais c’est surtout l’ambiance que j’apprécie. C’est ce qui me motive vraiment à aller au boulot tous les jours. L’ambiance, c’est primordial », affirme celui qui parle de « passion » en évoquant son activité professionnelle

La direction fait confiance à Eddy depuis 2018.

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