Solonirina, l’histoire d’une vie

Devenu maître dans la découpe et le montage du cuir, Solonirina Ranaivoarimanga a passé plus de la moitié de sa vie chez Raffia Connection.

Depuis plus de 25 ans qu’il exerce son métier chez Raffia Connection, Solonirina est passé maître dans le maniement du cuir.

« J’avais vingt ans quand j’ai intégré l’entreprise. Je venais juste de me marier », se souvient Solonirina. Un souvenir qui remonte déjà à plus d’un quart de siècle pour celui sur qui le souffle du temps semble glisser, comme la brise sur l’horizon. Avec son visage poupin et son sourire inamovible, le spécialiste de la découpe et du montage est aujourd’hui un chef de famille épanoui, père de trois enfants et même grand-père à deux reprises. Un destin qui illustre à merveille le lien tenace qui l’unit à l’entreprise. Plus qu’un parcours professionnel, c’est l’histoire d’une vie qu’il a écrite ici.

L’artisan ô combien expérimenté de l’atelier de maroquinerie fait partie des quelques rescapés à avoir connu les balbutiements de la société, à l’orée des années 2000, quand elle venait tout juste d’émerger sous l’identité Kaloes. « Je me rappelle très bien de mes débuts. À l’époque, on travaillait essentiellement la rabane. Ma première fonction était de la couper et de la monter. On fabriquait des paniers dans des conditions de travail assez rudimentaires. On utilisait encore les machines de grand mères de la marque Singer, avec une manivelle sur le côté », se remémore très précisément le quadragénaire, comme si son embauche datait de la veille. « Et on était beaucoup moins nombreux à l’atelier », ajoute le témoin vivant de cette expansion humaine, en évoquant le Paléolithique de l’entreprise

Ce poste pour lequel il a été recruté au départ, Solonirina l occupe toujours aujourd hui. " C'est ça ma spécialité, mon véritable savoir faire ", dit-il. Mais la technologie ayant considérablement évolué au cours des trois décennies écoulées, il a en permanence dû s y adapter.


“Là où tout a

commencer …”


Quand on lui demande s il est fier de participer à l'œuvre collective permettant à Raffia Connection de rayonner aux quatre coins du globe, nul besoin de grands discours. Son sourire éclatant constitue la meilleure des réponses. La même fierté et la même joie qui le poussent à enfiler son bleu de chauffe chaque semaine. " J'aime mon travail, sinon je ne serais pas resté ici pendant vingt six ans. Je me sens épanoui dans ce que je fais. Et j'espère rester encore longtemps. Il me reste une quinzaine d'années à travailler et si Dieu le veut, j'aimerais finir mon parcours chez Raffia Connection. Là où tout a commencé... " Et la boucle serait bouclée. 


" Avant, on travaillait aux ciseaux. Maintenant, on dispose de machines beaucoup plus modernes. J'ai dû me former régulièrement en même temps que la technologie évoluait. Quelque part, c'était plus simple avant, car les matières qu'on travaillait étaient plus basiques. Moins coûteuses aussi. Aujourd'hui, ça demande plus de vigilance et de concentration car nous utilisons des matériaux plus précieux, comme le cuir. Le seul que je manipule depuis maintenant quinze ans ", rapporte le fidèle employé.

L’artisan n’avait que vingt ans quand il a poussé les portes de l’entreprise pour la première fois.

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